Pourquoi utiliser un spiromètre

La radiothérapie a énormément évolué depuis une dizaine d’années. De nombreux patients ont ainsi pu bénéficier des avancées technologiques issues de la recherche et du développement de divers pôles internationaux. Cependant, et l’actualité médiatique tend à nous le rappeler de plus en plus fréquemment, il reste encore de nombreux progrès à réaliser dans ce domaine.

La respiration normale d’un patient engendre d’importants mouvements dans 3 dimensions sur certains organes tels que les poumons, les seins et le foie. La masse tumorale attachée à ces organes va donc se déplacer en fonction des mouvements inspiratoires et expiratoires. Malheureusement, la respiration d’un humain n’est jamais parfaitement reproductible, variant énormément en fonction de la position, du stress, de la fatigue, des injections de produits de marquage, etc.

S’il n’existe aucune corrélation fiable entre les mouvements externes de la cage thoracique et ceux de la masse tumorale attachée à un organe, il demeure cependant possible de travailler dans ce sens : en effet, à un volume d’air mobilisé déterminé avec précision, correspond la position d’un organe.

La reproduction précise de ce volume d’air lors du scanner, puis pendant toutes les séances de traitement, permet en épargnant les tissus sains, de diminuer les marges et d’augmenter la sécurité et la qualité du traitement.

Seul un spiromètre calibré à ±1% permet une telle précision dans la reproductibilité d’un volume déterminé.